Literrature, réalisme et fiction

Publié le par Dalila Sarah

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

LANGUAGE, REALISME ET FICTION

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
INTRODUCTION
 
 
Il n’y a qu’un pas entre réalité et la fiction

Quatre extraits choisis, quatre extraits dont le langage marque à la fois le réalisme et la fiction de la littérature dans le roman qu’il soit autobiographique, qu’il soit un témoignage, un récit de voyage ou un récit descriptif de la réalité sociale.

Nous tenterons de démontrer dans quelle mesure les auteurs de ces différents genre de roman mettent en scène leur récit de sorte que la fiction participe à construire un écrit réalité-fiction ?

C’est ce que nous essayerons de montrer à travers notre étude des quatre extraits suivants tirés de l’œuvre:

 

1)            Emile Zola : Germinal.

2)            Primo Lévi : Si c’est un homme.

3)            Jonathan Swith : Les Voyages de Gulliver.

4)            H.G Wells : La guerre des mondes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ANALYSE DES EXTRAITS 
 
 
        

             A)    ETUDE EXTRAIT DE «  SI C’EST UN HOMME DE PRIMO LEVI » :

 

Passage de la page 85 chapitre LE TRAVAIL jusqu’à « …avec leurs braves petits chevaux », fin du premier paragraphe de la page 89.

 
 

         Primo Levi (1919-1987), est un écrivain juif italien, qui nous fait part dans son œuvre Si c’est un homme de sa terrible expérience concentrationnaire de fin 1943 à 1945. Le chapitre Le travail évoque les circonstances dans lesquelles Primo Levi et les autre prisonniers ont du travailler et quels type de taches ils devaient effectuer. Dans toute son autobiographie, P.Levi, à la volonté de rendre compte de l’état d’esprit du Lager. Il nous précise dans sa préface son souci de relater des faits étant tous véridiques. Dans cet extrait l’auteur et les autres prisonniers doivent transporter des blocks de fonte de plusieurs tonnes en portant de lourdes traverses.

Nous verrons dans une première partie le contexte terrible dans lequel P.Levi et les autres prisonniers ont étés forcés de travailler, l’insalubrité des lieux, leur déshumanisation et la dureté des conditions de travail. Nous aborderons ensuite la notion de souffrance collective et le personnage de Resnyk. Puis nous terminerons par l’analyse de la manière d’écrire de l’auteur.

         L’extrait nous fait part des conditions de travail et dans une moindre mesure de celle dans lesquelles dormaient les prisonniers du camp d’Auschwitz. L’auteur met en avant l’insalubrité des lieux ainsi que et l’atmosphère de maladie qui y règne. Cette idée est mise en valeur par la description que l’auteur fait de son ancien camarade de couchette, « il avait deux vielles plaies aux tibias et dégageaient la nuit une répugnante odeur de maladie... ». Cette phrase met en avant la très mauvaise condition physique du prisonnier, les adjectifs « répugnante », et « vielles » qualifiant l’odeur et l’aspect de ses plaies, illustrent le caractère malade de la personne. Le fait que ce dernier « se réveillait huit à dix fois par nuit est également connotatif de sa santé critique et des mauvaises conditions sanitaires des prisonniers. On y apprend également  que les prisonniers dormaient par deux dans des petites couchettes les privant d’intimité. Dans cet extrait l’auteur nous décrit les conditions de travail forcés que subissaient les prisonniers, l’auteur est ici dépassé par la difficulté, la lourdeur des traverses qu’il est forcé de déplacer. L’utilisation du champ lexical de la souffrance physique, met en avant l’aspect insupportable de la tâche qu’il lui est imposé. « Le poids me scie en deux la clavicule », « je suis sourd  et presque aveugle », « mon épaule me fait mal »illustre l’aspect insupportable et douloureux du travail. « C’est une torture ». L’utilisation du verbe scier, et du terme « torture », ainsi que de la comparaison à l’étau met en avant la souffrance terrible qu’a ressenti P.Levi. Le corps de l’auteur n’arrive plus à suivre « tant l’effort est violent », on retrouve le champ lexical du vacillement, « mes genoux fléchissent », « mon équilibre est chancelant », « chancelant dans nos gros sabots », « boitant dans la neige » et compare sa démarche à l’infirmité, lorsqu’il explique comment la boue agie sur leur démarche en retenant leur sabot et les faisant boiter. L’auteur met en relief sa situation précaire et utilisant des marques de l’incapacité, « on n’arrive pas à se débarrasser », on voit que P.Levi est totalement dominé par le rythme et la dureté du travail. Ce dernier ne peut en aucun cas s’arrêter lorsqu’il est épuisé, il ne pense qu’au moment ou il pourra se reposer quelques secondes. Primo Levi insiste sur les contraintes naturelles lesquelles l’on handicapées et fait souffrir, « la neige me coulait dans le cou », « boitant dans la neige », la boue et la neige lui retient ses pas et la banale attitude de marcher lui est déjà difficile. Il ne maîtrise plus son corps, se dernier ne suit plus la cadence, il utilise à plusieurs reprises dans l’extrait l’expression « à chaque pas » afin d’illustrer l’idée de calvaire et de souffrance si dure qu’elle semble se répéter. Cependant par opposition au camp lexicale de la souffrance et la prédominance d’un passage qui reste marqué par l’individualisme et le chacun pour soi, l’auteur nous fait la description de Resnyk , le seul qui le lie encore à l’humanité. Sa rencontre sonne comme un souffle de chaleur humaine et dans le passage il est le seul avec lequel il a des rapports humains c'est-à-dire avec qui il parle. Il y a une opposition de la souffrance, du froid et de la solitude dans lequel est enfermé P.Levi avec l’attention que Resnyk a pour lui. Il utilise à deux reprises l’expression «  avec précaution »pour parler de l’attitude de Resnyk envers lui. Resnyk est attentionné envers P.Levi, il fait attention de ne pas le déranger lorsqu’il se lève la nuit, il est attentif à sa souffrance au travail, il compatie. La souffrance morale est plus ambiguë à détecter dans l’écriture du passage, mais elle parait plus douloureuse. Cette dernière est assimilée à « la boue omniprésente » qui diffuse une « horreur monotone » qui « remplit »toutes ses journées on ressent le mal être de l’auteur, son état d’esprit triste et maussade. La référence aux « centaines de milliers d’histoires toutes différents…et pleines de tragique nécessité » illustre la souffrance collectives, le grands nombre et leur douleur commune. On remarque un ton monotone qui est renforcé par l’énumération des pays qui induit un grand nombre et donc qui amplifie l’aspect touchant et de ces hommes qui subissent le nazisme. L’auteur compare les histoires des prisonniers à celles de la Bible, cela dénote un coté mystique et sacré où ressort l’aspect traditionnel de la situation ou ils comptent leur histoire, réunis, le soir. 

 

         L’auteur nous livre un récit totalement dénué de sentiment présent à l’époque ou il écrit, nous n’avons pas de marques de son état d’esprit quant à son expérience abominable des camps. Il est dans l’objectif de livrer un contenu explicatif en relatant un passé réel sans artifice ni embellissement de sa part. Il nous raconte ses humiliations, la souffrance qu’il a ressenti en travaillant comme un animal dans la neige avec de simples sabots de boit, comment il a été déshumanisé et exploité, tous cela en restant objectif et en n’émettant aucun commentaire. On ne ressent ni de la colère ni de la révolte. Il reste ancré dans son but de compter des faits passés avec rien de plus que la réalité vécue. On ne retrouve pas de marque de retour au présent dans l’extrait ni même dans l’œuvre, c’est un récit de mémoire, où il n’y a aucune actualisation de la pensée de l’auteur, ce dernier tente juste de restituer les sentiments qu’il a ressenti et ce qu’il a vécu a Auschwitz. Dans l’extrait, l’auteur se dévoile sans chercher à paraître sous un jour héroïque, tel un homme solidaire, il ne soigne pas son image. Il nous dit s’être échappé aux lactrines laissant Resnyk, seul au labeur du travail. Il nous déclare aussi avoir voulu travailler avec lui, parce que ce dernier est plus grand que lui et qu’il porterai ainsi la majorité du poids de la traverse « il est grand, sa sera lui qui supportera la pus grande partie du poids ». On apprend, page 88, a la fin du premier paragraphe, que se dernier aurait été « prêt au pire bassesses pour échappé au second », voyage. Ceci ne l’avantage pas et met en avant par l’expression «  pire bassesse » le fait que l’auteur aurait fait n’importe quoi pour échapper à un second voyage. Dans sa volonté de retranscrire la vérité des faits passés l’auteur se délivre totalement à son lecteur jusqu’à même ses attitudes égoïste et lâches. On retrouve un homme en situation détresse, dirigé par son instinct de survie. L’auteur met en avant la souffrance collective des prisonniers, il utilise le « on » de généralité, le pronom personnel « nous », « le cœur nous manque », , « lorsque nous sommes arrivés », « il nous faut décharger », « nous savons tous ». . L’auteur compare les histoires des prisonniers à celles de la Bible, cela dénote un coté mystique et sacré où ressort l’aspect traditionnel de la situation ou ils comptent leurs histoires, réunis, le soir. Dans sa manière d’écrire Primo Levi compare le statut des prisonniers aux personnages Bibliques, ainsi ils sont représentés comme des nouveaux martyres. Ceci peut se traduire par la volonté de l’auteur d’illustrre une sorte d’immortalisation des souffrances endurées.

En mettant en avant la manière dont il a lutté afin de faire face à la dureté de la vie, Primo Levi montre a son lecteur comment il s’est habitué à la souffrance et comment il a tenté de la dompter. On découvre un personnage qui connaît les stratégies afin d’oublier la douleur, pour continuer. La présence de verbe du ressenti, l’utilisation du présent, et les descriptions précises des lieux, de l’atmosphère met le lecteur en confiance quant à la véracité de ce qu’il lit.

 

         L’horreur des camps, réalité connue et admise par tous, et le fait que l’œuvre soit une autobiographie est déjà un avantage à l’auteur quant à l’adhérence du lecteur aux propos qui sont retranscrit. L’auteur se livre entièrement à son lecteur, il le met en confiance en comptant tous ce qu’il a vécu, et même ses attitudes lâches et égoïstes. Les souffrances physiques et morales qui sont décrites les sentiments intimes qu’il nous faits partager nous mettent font sentir au lecteurs qu’il est concerné par ce qui est dit.

 
 
 
 
                                                                               
 

B)   Extrait de l’œuvre intégral Germinal d’Emile Zola de « Dehors, Etienne », avant dernier paragraphe de la page 564, jusqu’à « …coulant à l’abîme haut de la page 564.

 
 

          L’extrait étudié est issu du treizième volume Germinal, roman naturaliste de la série des Rougon-Macquart d’Emile Zola. Cette une œuvre qui traite de la question sociale, des conflits de classes de la misère ouvrière et des inégalités sociales sous l’empire autoritaire de 1865. La scène ce passe dans les bassins houillers du nord de la France, dans un petit village fictif nommé Montsou. Le passage précédant l’extrait étudie est marqué par la fin de la grève qui sonne comme un échec pour les mineures du Voreux qui redescendent dans la mine à la suite des émeutes qui furent violement réprimander par les autorités et qui causa des nombreuses morts. Dans le passage étudié Etienne Lantier, le personnage principal quitte Montsou à la suite de la mort de son ami Maheud et de la fille de ce dernier, Catherine dont il était très amoureux. Cependant Etienne ne part pas le cœur lourd, malgré la situation désastreuse des mineurs, et leurs échec à faire valoir leurs droits il est porté par un profond sentiment d’espoir. Nous verrons dans une première partie l’état d’esprit optimiste d’Etienne, sa conviction que tous va changer en faveur du peuple. Nous aborderons dans un second temps le caractère révolutionnaire du personnage pour finir par la critique que fait l’auteur de la société dans lequel il vit par le biais d’une histoire et de personnages fictifs.

 

         Malgré la défaite des mineurs face aux forces armées du pays, la mort de nombreux de ses amis, ainsi que la situation très critique des mineurs du Voreux, Etienne se trouve être porté par un très fort sentiment d’espoir quant à l’avenir du peuple. Il quitte la ville avec la conviction que les choses vont évoluer pour le peuple et les mineurs du Voreux. Mut par des projets politiques, éduqué par le « bagne souterrain » et ses expériences, il se trouve alimenté par «toutes sortes de d’idées bourdonnant en lui ». En opposition aux champs lexicaux du maussade, de la tristesse et de la misère prédominant dans le reste de l’œuvre, ici se développe ceux du renouveau de la clarté et de la beauté. « il eut une sensation de plein air », « le ciel libre », « très haut un chant d’alouette », illustrent également l’idée de liberté .En effet le personnage d’Etienne se trouve être en profonde harmonie avec la nature qui l’entoure, détaché des contraintes de la mine par opposition à la relation que l’homme entretient avec la mine où l’environnement les tuent et les fait souffrir. L’idée de bien être et de l’accord avec la nature est mise en avant par les nombreuse références aux sens du personnage d’Etienne. En effet ce dernier ressent la «chaleur de vie» comme un « frisson », entend «le chants des oiseaux» et les «murmures des eaux et de bois», voit des couleurs vives et claires «les petites nuées rouges», « le bleu limpide du ciel »l’environnement qui l’entoure n’est que beauté et douceur. Par la métaphore du printemps s’illustre l’espoir d’Etienne, le champ lexical de la lumière « horizon glorieux » le « ciel libre ».Ce dernier semble avoir l’esprit clair. La phrase «c’était un réveil d’allégresse» fait appel au renouveau, ou le terme « réveil » illustre un changement par rapport au passé. Pour Etienne se lève un jour nouveau, où tout peut changer. L’auteur met en relief un personnage qui n’est pas accablé par l’échec qu’il vient d’essuyer avec ses amis du Voreux, la métaphore du printemps qui illustre le renouveau et l’espoir d’Etienne, met en abîme un optimisme sans failles. Etienne a foi en l’avenir et surtout dans le peuple, qu’il considère comme le seul capable de diriger la société.

         Etienne s’en va plein d’espoir, certes mais il n’en reste pas moins en colère, il part avec « la haine de la bourgeoisie ». En effet ce dernier a la hargne et la foi en la révolution, qui est selon lui l’unique solution du peuple pour faire valoir ses droits. Pour lui «du sang nouveau ferait la société nouvelle » illustrant ses idéaux prorévolutionnaires, où le sang serait le prix de la victoire pour le peuple. Ce dernier serait le seul réellement capable de diriger la société, où les ouvriers sont les uniques méritants de la « gloire ».Le long du chemin jusqu’à la gare ce dernier s’interroge sur, qu’elle serait la clef de la victoire pour les ouvriers ? La solidarité et non la division, et « les querelles intérieures ». Il a foi en l’idée du peuple, du clan soudé face à un autre qui le domine. Il croit en la confrontation et à la violence on peut le voir par l’utilisation du champ lexical de la guerre et de la lutte, par les verbes « saigner », lorsque l’auteur écrit « l’incendie embraserait la fin du siècle …. qu’il regardait saigner le ciel », il expose un futur chaotique ou un « envahissement de barbares », en l’occurrence le peuple  serait stoïques comme satisfaits d’une situation ou le sang coulerait à flots. Le verbe « manger » dans l’expression « les forts mangeraient les faibles », illustre sa foi en la théorie de l’évolution qui prône la supériorité de groupe sur d’autres et l’idée selon laquelle le peuple va prochainement dominer et asservir la bourgeoisie. On a la présence de la notion de silence, qui suggère, la construction d’un mouvement. Pour Etienne »le grand silence «  est signe de mauvais augure pour les bourgeois de Montsou et l’expression  « D’une rage silencieuse »illustre la colère collective qui commence réellement à s’organiser. Pour Etienne la reprise du travail ne signifie en rien l’abdication des mineurs et de leurs mouvements de révolte. La tranquillité et la paix ne sont pas synonyme du silence, mais plutôt de germination. Etienne repense aux mort du Voreux , morts dans la révolte et les éboulements , à leur sang versé ainsi que leurs souffrance due aux terribles conditions de travail. « Le bagne souterrain », « le travail de brute, mortel, mal payé… » On retrouve l’aspect de vengeance dans les pensées d’Etienne. La phrase «  les ouvriers dont l’odeur de misère le gênait maintenant, il éprouvait le besoin de les mettre en gloire… », illustre l’engagement d’Etienne dans la cause des mineurs, ainsi que sa volonté de faire changer les choses pour une communauté à laquelle il est très attaché, et se sent concerné. Etienne ressent de l’empathie envers les mineurs qui sont redescendus ce matin, il les connaît personnellement, et a connu le labeur du travail souterrain. « Les camarades noirs », « sous terre là-bas a sept cent mètres » illustrent le coté familier, la proximité et l’empathie qu’il ressent pour eux. Etienne pense que « l’état de guerre n’en restait pas moins déclaré, sans que la paix fut désormais possible », pour lui la paix n’existe pas à l’heure d’aujourd’hui elle est impossible dans ces conditions. Il n’y a que la guerre et la révolution qui puissent permettrent la justice pour le peuple et les mineurs du Voreux. L’utilisation du champ lexical de la guerre met cette idée en avant « il s’en allait en soldat », « ayant déclaré la guerre »p.565. Etienne a la profonde conviction que la fin de la bourgeoisie est proche et « inévitable »p.566. Que la révolution « renaîtrait  sans cesse » jusqu’à ce que la justice prenne le pas sur les inégalités sociales. Il a une profonde confiance en la force du peuple. Par la mise en avant des inégalités sociales et de la révolution qui devient de plus en plus imminente E .Zola réalise la critique sociale de son époque.

         Dans ce passage on peut en effet déceler la contestation que fait Zola de son organisation social et celle de son régime politique. Il souligne les terribles conditions de travail et de vies des mineurs du 19ème siècle sous le second empire. Par le biais de personnages et de lieux fictifs (Montsou n’existe que dans l’univers romancier de Zola), l’auteur met en relief la question sociale de son époque. Il traite de problèmes réels, et qui font rage au moment de l’écriture. Le contenu de son œuvre et du passage étudié et plausible et réaliste. Le roman naturaliste qui se veut de prendre des faits dans la nature et d’étudier leurs mécanismes sous la pression des modifications de circonstances et de milieux, a dans cet œuvre une teneur sociologique. En effet la décadence de la société de l’auteur, son constat de la révolution française et celui des conflits de classes, de la mort et du travail destructeur plonge directement le lecteur dans l’adhérence d’un discours véridique. E.Zola met en abîme le contexte social Français sous la seconde république et s’engage politiquement en soutenant un point de vue . En effet l’auteur aborde les thèmes délicats qui font débat à son époque, il réalise la critique des conditions de vie des mineurs français d’une manière indirecte. Ce dernier n’utilise a aucun moment la marque de « je »ou des marqueurs personnels l’impliquant directement. Le roman naturaliste de Germinal se veut d’être scientifiquement établit en prenant les faits dans sa nature, l’auteur réalise un récit porteur de son temps. Dans cet extrait, Zola apparaît comme un militant actif qui d’écrit une réalité qu’il observe, en soutenant un camps. En effet ce dernier insiste sur la dureté des conditions de travail des mineurs et sur l’aspect négatif de la bourgeoisie qui exploite les mineurs et qui vit dans la « jouissance » en ne faisant rien. Dans le passage étudié l’ultime phrase met en valeur la conception qu’à l’auteur de l’état de sa société. Il utilise l’image de la chute du Voreux qui s’effondre sous la pression des grèves pour illustrer celle de la société française sous le seconde république. E.Zola par l’expression « Cette fois encore, c’était un coup d’épaule donner à la société en ruine »p.566, où le terme très fort « en ruine » rend compte de la vision très négative qu’il a de l’état et de l’organisation de sa société.

        

         Dans cet extrait nous avons pu relever une critique forte de la part de l’auteur qui choisi de nous montrer combien les injustices sociales sont fortes à son époque. Par le biais d’une histoire, de personnages et de lieux fictifs, l’auteur met en avant la réalité sociale de sont époque. Par la fiction il met en scène la réalité. Par son personnage principal Etienne Lantier il met en abîme la fureur révolutionnaire des hommes qui sont lats d’être exploités, et qui malgré leurs échec face autorités du pays, la mort de nombreux d’entre eux, oeuvrent silencieusement et communément à la préparation de la révolution.

 

C) LES VOYAGES DE GULLIVER : JONATHAN SWITH.

1)            Présentation de l’œuvre.

 

Les Voyages de Gullivers : Gulliver’s Travel en anglais est un ouvrage traduit en Français sous le nom de Voyages du capitaine Lemuel Gulliver au XVIII ième siècle par l’abbé Desfontaines. Celui-ci écrit une suite en deux volumes intitulée le nouveau Gulliver, fils du capitaine Gulliver.

Les Voyages de Gulliver est un roman satirique écrit par Jonathan Swith en 1721.

Une version est censurée pour la première fois en 1726. Ce n’est donc qu’en 1735 que paraitra le roman.

 

Cette œuvre écrite est un journal de bord qui est tenu par Gulliver. C’est un récit de voyage. Le texte est écrit à la première personne est divisée en quatre parties.

Cette œuvre marque la satire sociale et politique à l’extrême de la société de l’époque. Ceci est visible au travers de l’écriture sur le mode de pamphlet ou de la description narrative ainsi que des perspectives philosophiques, de la logique, du fantastique ainsi que de la science fiction.

 

Ce roman décrit dans la première partie le voyage à Lilliput ou l’on voit Lemuel Gulliver chirurgien de marine naviguer vers Bristol. Il fait nauffrage et se retrouve suyr l’ile de Lilliput dont les habitants sont des nains de six pousses de haut : environ quinze centimètre qui passe leur temps à faitws la guerre pour des raisons futiles.

Dans ce passage Jonathan Swith tend à dénoncer ainsi qu’à démontrer l’inutilité de la guerre.

 

Dans la seconde partie, Jonathan Swith voyage au Brobdingnag dont les habitants sont à la fois des géants est critique est violente de l’Angleterre et de l’humanité en général.

 

Dans la troisième partie, Gulliver voyage à Laputa qui jouxte en miroir l’ile volante de Lagado .

En abusant de la philosophie spéculative, les hommes y perdent tous sens commun.

L’auteur fait une critique de la philosophie et de spéculation

L’auteur critique également les brillants scientifiques qui veulent faire en profiter contre son gré s’il le faut le peuple de leur brillante innovation, inventions qui conduisent le peuple à la ruine.

 

Dans la quatrième partie, au cours de son voyage, Gulliver découvre un pays peuplé de chevaux beaux et intelligents arrivés au sommet de la raison et de la sagesse : Les Houyhnhms mais aussi d’animaux répugnants par leurs aspects et leurs comportements nommés Yahoos qui se révèlent au grand désespoir de Gulliver être des humains.

Swith se pose ici la question : quelle est la différence entre un humain et une bête.

Est-elle réelle ou simplement apparente ? Doit-on avoir honte d’être un homme ?

 
 
 
 
 

2)            Présentation de l’extrait :

                             

Nous avons choisis d’analyser l’extrait qui nous présente l’arrivée de Gulliver à Lilliput et au cours duquel il rencontre des nains de quinze pouces et des géants.

Dans cet extrait Jonathan Swith nous présente la rencontre de Gulliver avec un nouveau peuple composé d’êtres surnaturels. L’auteur nous décrit précisément ce qu’il voit en tant que narrateur omniscient. En effet, l’auteur nous fait la description fine du paysage et des protagonistes de l’extrait. L’écrit de Jonathan Swith mêle réalisme et fiction dans le sens ou l’auteur a inséré dans son récit des éléments de la réalité et des faits fictifs de l’ordre du surnaturel et du fantastique. Jonathan Swith met en exergue le trouble du personnage arrivant sur une île déserte inconnu de tous habitée par des petits êtres de six pouces.

Au début de son texte, l’auteur nous plonge dans l’ambiance paisible du lieu paraissant merveilleux aux premiers abords. Jonathan Swith nous immerge dans l’histoire fantastique de Gulliver s’endormant dans le sable. Tombant dans le sommeil, le protagoniste nous emporte dans la profondeur de son repos sachant que le narrateur poursuit son conte nous décrivant à travers son regard l’environnement découvert au naufrage.

Dans ses termes, Jonathan Swith exprime la lassitude de Gulliver fatigué par son voyage.

L’auteur insiste sur les sentiments ressentis par Gulliver au travers de termes appartenant au champ lexical de la sensation.

En effet, l’auteur nous fait partager ce que Gulliver ressent. L’auteur nous informe sur les impressions de Gulliver sur son expérience vécu sur cet espace découvert.

Il souligne la surprise de Gulliver au travers du champ lexical de l’étonnement.

L’auteur fait transparaître l’extraordinaire de la situation. Jonathan Swith évoque le caractère étonnant de la découverte.

Les mots employés évoquent l’étrangeté dans le récit qui semble relever de la folie et qui marque la perte de raison de Gulliver.

A la fin du récit, tant Jonathan Swith que  Gulliver soulève le caractère inimaginable de la situation. Ces derniers nous faisant voyager décrive la situation en nous menant vers « l’ailleurs » puisque l’auteur nous emporte dans l’univers fantastique, magique du voyage en nous transmettant les images et en nous donnant un aperçu des représentations que nous humains externe au récit pouvons avoir de la Terre.

En l’espèce, Selon Jacques Laccarrière, le voyage de Gulliver loin d’être scientifique peut être qualifié de mythe dans lequel le « voyageur «  Gulliver se positionne tel un explorateur qui découvre des horizons inconnus différents de ceux de l’Angleterre du XVIII ième siècle.

L’auteur met en avant la différence de l’autre ici dans le récit Jonathan Swith marque l’opposition entre les nains de six pouces et Gulliver.

Il dégage  la distanciation de Gulliver avec ces êtres fictifs de taille inférieur que l’auteur à inventés. 

En ce sens, Jonathan Swith semble faire référence à la contradiction qui de présente entre le sentiment de supériorité de Gulliver géant attaché par des nains de six pouces pouvant être vus comme inférieur par l’autre se croyant supérieur a priori. Dans cet extrait, Gulliver étudie la différence d’un peuple constatée. L’auteur semble dénoncer la domination des conquistadors se sentant supérieur face aux autres provenant d’un autre monde.

Dans ce cadre, si nous nous basons sur la réalité, nous pouvons suggérer que Jonathan Swith analyse les rapports à l’autre que nous pouvons rencontrer lors de nos villégiatures. De manière créative, Jonathan Swith crée l’autre que Gulliver parait nous décrire de manière réelle. Nous pouvons supposer que dans cet extrait l’auteur soulève la question de savoir quelle est la frontière entre « d découvrir », « créer » ce qui signifie « invention». Ainsi, l’auteur tente de séparer la réalité du fictif sachant que le risque de ce récit est de verser dans la folie et dans la déraison comme le protagoniste sachant que pour tout scientifique il faut prouver ce qu’il est de l’ordre du réelle pour ne point sombrer dans le mensonge en ce sens que l’auteur au travers son style imagé, métaphorique et exagéré fait en sorte que le récit du voyage de Gulliver apparaisse comme une pure invention classé au registre de l’imaginaire.

La question se pose de savoir si cette œuvre peut être qualifiée de récit de voyage rapportant une enquête anthropologique réalisée par un scientifique tel que Claude Lévi-Strauss l’a fait dans Tristes Tropiques.

 
 

3)      But de l’œuvre :

 

Très riche ses récits nous présente des faits tout en les relativisant à la frontière du réelle, de la critique et de la raison, folie et pamphlet, fantastique et science-fiction.

En ce sens Swith amorce l’ère des Lumières et précède Oscar Wilde, Lewis Caroll mais aussi Allan Edgar Poe.

 

Au cours de son récit qui n’a rien de commun, l’auteur nous mène vers des horizons inconnus, imaginés. Il nous immerge dans l’ailleurs du voyage dans lequel il nous faits découvrir des paysages inconnus, de peuple inconnus.

 

L’auteur nous peint un environnement naturel en découverte ce qui lui permet de nous donner une définition de la nature de l’homme ainsi que de l’espèce humaine.

 

Dans son livre, l’auteur dénonce « l’abjection de la nature humaine à laquelle l’homme n’a cessé de consentir à cette perte du propre » comme le pense Julia Kristeva. Qui le condamne à la dérive loin du lieu de la Vérité dans les errances d’un discours qui l’éloigne à mesure qu’il cherche en s’en rapprocher.

 

En ces termes, l’auteur nous pousse à le suivre dans l’étrangeté par la présentation de son voyage. L’auteur entre raison et folie se dégrade. Il erre dans les faits de la modernité politique, idéologique et épistémologique qui aggrave son état de raison au-delà de la rémission.

 

La recherche de Vérité de l’auteur dérive entre l’utopie et la dystrophie, de la satire à la métaphysique, de l’ingénuité à l’horreur tout au long de ses voyages dans le plus catastrophique de la littérature. Le réalisme des récits anthropologique et ethnologiques sont caricaturés dans cette œuvre à l’époque des grandes découvertes de nouveau monde ce qui était impensé à l’époque.

 

Enfin, Gulliver nous témoigne d’une expérience inimaginable, impossible dont il souffre mentalement au cours de ce « Grand tour «  paradoxal à l’envers du monde.

 
 

D) LA GUERRE DES MODES : H.G WELLS.

 
1)      Présentation de l’œuvre :
 

La guerre des mondes est un roman écrit par H.G Wells en 1898. C’est l’un de ses premiers ouvrages de science-fiction. Ce fut un des premier roman à décrire les extra-terrestres et totalement inhumains disposant d’une identité propre, intelligents et inhumains en ce sens que les martiens sont des personnages répugnants et monstrueuses.

Leur tète est démesurée et munies d’organes de formes tentaculaires qui les rapproche plus du calamar que de l’homme.

Avec un cerveau disproportionné surmontant un corps frêle compensé par l’usage d’une technologie ingénieuse, les martiens placent (au dessus de l’Homme à l’échelle de sont évolutions.

L’écriture de ce roman par H.G Wells s’explique par le fait que ce dernier a été très influencé par la doctrine de l’évolutionnisme de Darwin en 1859.

Ca guerre des mondes est un roman de science fiction qui mêle actualité sociale et imagination en, ce qu’il traite de faits irréels : l’invasion des extra-terrestres et faits socials qui relève de l’actualisme de l’époque :

 

- l’espérance de voir en la planète rouge : Mars la possibilité de trouver une civilisation plus avancée,

- ainsi que des guerres qui éclatent dans le monde.

 

Les extra-terrestres venus de Mars envahissent la Terre en usant des Rayons Ardents, d’armes chimique et de tripodes ;

Ayant facilement vaincus la résistance humaine, les Martiens dévastent l’Angleterre, Londres incluses.

N’étant pas immunisés par les maladies terriennes, ils finissent par mourir.

Le narrateur de l’œuvre est un homme rescapé des premières attaques qui cherche à retrouver son épouse en errant à travers un pays désert et isolé

Au milieu du livre, il nous relate la tragédie de son frère en plein cœur de Londres.

Nous allons analyser un extrait du chapitre V de La guerre des Mondes d’H.G Wells.

 
2)      Présentation de l’extrait :
 

Le début de ce chapitre commence par l’arrivée de l’horreur à la tombée du cylindre sur Terre qui constitue un mauvais présage pour l’auteur.

En effet, l’auteur présent dans le récit comme narrateur externe nous fait aux premiers abords partager la peur des individus au travers du regroupement des personnages qui d’une part exprime leur curiosité et leur instinct de survie par les actions dans le récit.

L’intérêt dans ce récit réside dans l’arrivée du cylindre qualifié de la « Chose » représentant l’inconnu. Désignant le cylindre comme la Chose écrite en majuscule, l’auteur assimile le cylindre à un objet vivant ce qui semble préparer le lecteur à la descente de l’inconnu, de l’autre et particulièrement de l’extra-terrestre sur la Terre.

L’auteur accorde de l’importance au cylindre comme « Chose » dans la mesure où il lui donne un statut supérieur à l’humain. Le narrateur donne au cylindre des caractéristiques humaines.

En effet, le cylindre est assimilé à un être humain.  Le narrateur lui attribue des caractéristiques typiquement humaines. Il nous décrit le mouvement du cylindre lesquels s’apparente à ceux d’un être vivant ou d’un animal. Nous pouvons dire que le narrateur animalise la Chose. Cette animalisation du cylindre comme chose se retrouve par la suite dans le récit.

En référence à la « Chose » l’auteur emploi un vocabulaire appartenant à ce registre lexical relevant de la qualification de la chose.

En lien avec la chose, l’auteur d’un point de vue externe nous fait ressentir la peur collective des personnages laquelle est représentée par « leur cris aigus ».

La frayeur de ces gens est visible au travers des termes employés par l’auteur appartenant au champ lexical de la peur. Il s’agit des mots : « frisson, horreur, terreur, pétrifié ». Le narrateur nous décrit l’état de pétrification des individus lesquels se trouvent en situation de perte de moyens. Dans le texte, l’auteur illustre la perte de raison des individus qui fuit. Ce fait connote le sentiment de danger que ressentent les personnages face au cylindre. Ceci explique leur peur face au danger.

L’auteur met en exergue les sentiments des protagonistes en mettant en valeur leurs regards par rapport à

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Publié dans poetica

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