"Que viva Mexico": analyse d'une séquence

Publié le par Dalila Sarah

Melle Dalila Sarha Zouache
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
QUE VIVA MEXICO : UN FILM REALISTE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Introduction
 

Le film Que viva Mexico dont le tournage à commencé en 1929 constitue une tragédie pour Eisenberg qui innove dans le domaine cinématographique par ses effets spéciaux d’image et de montage. Ce film de réputation mondiale se caractérise par son histoire tragique et palpitante dans le sens ou ce film a non seulement eu un impact sur la scène mondiale mais aussi parce qu’il comarque la réalisation d’une œuvre cinématographique d’un auteur qui s’engageant dans la voie de la création se voit confronté aux intrusions cinématographiques d’autrui. En effet, les images de ce film ont été tournées par de nombreux réalisateurs tel que Théodore Traiser, Edourd Tissé, Humpton Sinclair avec lequel il a eu des rapports conflictuels durant la réalisation de ce film en période de guerre froide et Marie Selton.

Eisenberg nous confia à cette époque son « espoir de retrouve son œuvre dans toutes les versions vues par les autres. Il dira que « son œuvre a été émasculé par des mains étrangère. » Eisenberg n’a donc jamais été maitre de son œuvre.

Il ne monta jamais ce film, qui aurait été le plus beau film écrit Dominique Fernandez dans son ouvrage relatant la vie et l’œuvre d’Eisenberg. Que viva Mexico est donc qualifié par ces termes par cet auteur « un négatif réduit en poudre » étant donné que Eisenberg né en Létonie et mort en 1948 à Moscou n’a jamais vu son film qui a été monter par un de ces collaborateurs Grégory Alexandrov qui coupe les roches et qui les montent.

A terme de la réalisation du film, Eisenberg ne parla jamais de son œuvre dans ses écrits puisque qu’considéra sa conception anéantie, il qualifia ce montage qu’il utilisa pour construire d’autres films d’absurde bien que Grégory Alexandrovov entrpit le montage du film Qué viva Mexico en suivant la volonté et les désirs d’Eisenberg pour coller les images conformément aux attentes du réalisateur en ce sens que le montage fait transparaitre le langage des images qui est déterminant dans la réflexion d’Eisenberg.

Le images qui dégagent des émotions et des sensations doivent donc être organisées d’une manière déterminante pour qu’elle puissent s’imposer aux spectateurs.

En ces terme, le montage se définit comme une syntaxe des images qui par leur organisations rationnel s’enchainnent et produisent un discours sur la réalité de l’image et la révélation de l’idée que le réalisateur veut montrer aux spectateurs dans la vérité.

C’est en suivant ce schéma que Grigory Alexandrov opéra le montage du film qu’il classa en séquences :

En effet, le film Que viva Mexico s’organise en quatre séquences :

1-     l’épisode Sadunga qui après le prologue traite de la civilisation indienne à l’époque contemporaine. Les images expriment l’essence même de la vie sous le sens des divinités animales,

2-     l’épisode intitulé Maguey qui évoque l’esclavage social auquel ont été réduit le mexicains

3-     l’épisode Fiesta qui évoque la brutalité de la mort infligé aux conquistadores

4-     l’épisode Soldadera qui n’ayant jamais été tournée ne se compose pour les pellicules filmées que de fragments des négatifs réalisées. Il fait transparaitre le sentiment de libertés des mexicains à la révolution.

Au travers ces épisodes, Eisenberg nous présente la vie des mexicains dans un Mexique moderne qui se rattache aux modes de vie traditionnel du Mexique intemporel du passé se caractérisant par sa culture, ses légendes et ses mythes d’une civilisation grande par son histoire.

 En outre, l’œuvre inachevée de Serguei Eisenberg reconstituée par Alexandrov trace une peinture harmonique de l’histoire mexicaine depuis la révolution de 1910 jusqu’aux années 1930.

Dans ces quatre séquences il met en scène un édifice d’image en lien avec les pratiques religieuses, festives, culturelles et politiques des gens du Mexique. En l’espèce nous nous intéressons à un épisode spécifique de l’œuvre d’Eisenberg l’épisode Sadunga. Nous analyserons donc une séquence de cette épisode sous l’angle dans une première partie de l’image (1) et de celle de l’intérêt de ces images pour l’évocation des émotions et des sensations du film (2).

 
 
Analyse de l’épisode Fiesta
 

Le montage est la base du cinéma d’Eisenberg dans ce film. En effet, dans cet épisode comme dans les autres il met en valeur la mise en place des personnages, du tournage et du cadrage dans le sens de « la fabrique du fantastique ». En l’espèce Eisenberg se refuse tout naturalisme. Tout est construit en vue de présenter des images aux spectateurs.

En cela, pour construire ces images, Eisenberg a mobilisé les effets spéciaux dans le montage lequel est indissociable des conflits graphiques mis en valeur par l’auteur à l’intérieur du cadre. Il s’agit de conflit de direction graphique, de couleurs et dans le passage d’un plan à un autre.

C’est ce mort de procédé qu’Eisenberg met en exergue.
Prenons par exemple, la séquence de l’épisode Fiesta.

Cette séquence se compose de plusieurs images lesquelles représentent des d’objet : des tètes de mort et d’individus vêtus de noir qui se positionnent sur des plans horizontaux différents.

Ces images se caractérisent par le conflit de couleurs entre le blanc des têtes de morts et les habits noirs des religieux mexia recain.

Ces couleurs contrastantes mise en opposition montrent la barbarie des conquistadores espagnols sur une génération de mexicains polythéistes.

Les images suivantes de cette séquence s’organisent sur le modèle du conflit spatial.

En effet, le réalisateur met en avant le caractère disproportionné des têtes de mort par rapport aux hommes. Il s’appuie sur le conflit d’image pour souligner la présence de la religion catholique qui s’impose.

Dans la construction de ces images, Eisenberg souligne le symbolisme de ces images symétriques des moines à droite et à gauche.

Eisenberg marque son souci d’équilibre de l’image qui exprime la rigidité de la religion et l’hostilité des moines noirs en soutanes vêtus de noir à la religion catholique.

Le mécanisme de montage des images utilisé par Eisenberg détermine l’importance du culte religieux pour Eisenberg qui met en scène la religion importée par les conquistadores dans le cadrage des tètes de morts et des moines en soutanes.

Cette séquence montre donc la réalité de la mort cruelle et brutale. 
 
 
 
Conclusion :
 

Le film « Que viva Mexico » fait transparaitre l’image d’un Mexique colonisé par des conquistadores espagnols cruel qui impose leur autoritarisme au peuple mexicain qui souffre de la colonisation.

Eisenberg traduit donc dans ce film cette souffrance dans ces images qui nous rappelle ces émotions de peurs qui se dégagent des instants de silence tel que nous le ressentons dans des films à caratère onirique tel que « Le Procès ».

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Publié dans poetica

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