La toxicomanie.
LE REGARD SUR LA TOXICOMANIE
VU PAR ALAIN EHRENBERG
« C’est un problème de société » tel est le slogan des manifestants engagés dans la lutte contre la lutte contre la Toxicomanie lesquels ont été filmé lors de la réalisation du film Les Pères de Stalingrad : la Colère des Pères » traduisant les difficultés en lien avec les problèmes sociaux de Toxicomanie.
Phénomène croissant dans la société, la consommation de drogue a engendré une fracture sociale conséquente que dans l’ensemble des Territoires de la Nation.
En ces termes, face aux effets néfastes de la consommation de drogue, une lutte contre la Toxicomanie est actuellement menée par de nombreux citoyens ainsi que par les acteurs institutionnels au travers des campagnes de lutte contre la Toxicomanie.
Sujet étudié par de nombreux chercheurs en Sciences Sociales ayant fait l’objet de travaux tels que ceux présentés par M. Alain Ehrenberg révèle que les questionnements relatifs à la Toxicomanie peuvent trouver leur source dans les conditions sociales des individus.
Issu d’un milieu précaire, modeste ou bourgeois l’usage de Drogues ou de produits licites médicamenteux: Haschich, Cannabis, Héroïne, Méthanol ou Cortisone peut entrainer la consommation massive ou non de telles ou telles substances illicites ou légal dans un environnement prédéterminé du fait des pratiques et usages spécifiques de la population dans la société française.
Envisageant en l’usage de drogue comme une pratique illégal, Alain Ehrenberg assimile la consommation de substances illicites à une forme de « retraite sociale » thérapeutique ou hédoniste.
Dans ce cadre là, il s’agit donc de distinguer et d’examiner les différents regards qui sont portés par Alain Ehrenberg sur la consommation de Drogue notamment les fumeurs de Haschisch et de Cannabis.
En ces termes, pour définir ce que nous entendons par drogue, il convient de souligner que celle-ci peut avoir deux acceptations.
Première la drogue peut constituer un produit déclaré licite ou dans un second temps être assimiler à une substance illicite dangereuse pour la santé physique, morale et publique des Individus.
En l’espèce, ces deux conceptions nodales d’usage de la drogue nous amène à nous interroger sur les causes exactes et probables influant sur la consommation de telle ou telle produit dans les diverses zones territoriale du Territoires : squats, Zone Urbaine sensible ou parc d’Habitat privé.
Dans ces perspectives, en nous appuyant sur la thèse d’Alain Ehrenberg, sur un article du Monde et de Libération « Nouveaux Regards sur les Nouvelles Drogues »
Ainsi, une première hypothèse les facteurs explicatives du passage de l’usage de produits licite à la consommation illégale de drogue (I) rejoignant notre première hypothèse selon laquelle la consommation de Drogue procéderai soit d’une volonté individuelle de se réaliser soit de s’affirmer au sein d’un groupe, d’un quartier ou de s’intégrer au sein de l’ensemble de la société enclin à une situation d’exclusion sociale à laquelle il est possible de remédier en menant des Politiques de lutte contre la Toxicomanie (II) pour reconstituer un Espace public de discussion comme nous le suggérons avec seconde hypothèse.
La lutte contre la Toxicomanie apparaît donc comme le phénomène de société contre lequel l’inefficacité des Politiques Institutionnels ne permet de remédier à la stigmatisation des quartiers en difficultés enclin à une stigmatisation du fait de l’émergence de ce problème en ces lieux.
Première partie : Les Facteurs Explicatives du passage de l’usage de produits licites à la consommation illégale de Drogues
Les Pratiques Sociales des Consommateurs de Drogue : Entre Usage Thérapeutique et Hédonisme.
De nombreux questionnements mis au grand jour dans l’actualité suggère l’hypothèse selon laquelle la prescription de produits médico-légal dans une optique thérapeutique s’assimile sous l’effet de dépendance à une pratique hédonistique qui s’exerce en toute légalité dans l’illicéité (1) dans un milieu social prédéterminé stigmatisé (2).
Ces propos consistent à démontrer le passage de l’usage de produits médicaux nécessaires pour le bien-être des individus pouvant devenir l’objet du mal-être sociétal du fait de la consommation abusive de produits pharmaceutiques : psychotropes, anti-dépresseur ou autres produits pharmaceutiques ayant les mêmes propriétés chimiques et médicales.
En ces termes, dans cette première partie, nous expliquerons dans quelle mesure la consommation de Drogue se détermine par la frontière entre pratique Thérapeutique et/ou Hédoniste.
1) La consommation permissible de certaines substances:
De l'Usage Thérapeutique de produits médicamenteux licites à la dépendance, la consommation permissible de certains produits semble apparaître curative pour se guérir de troubles émotionnelles et mentales. Dans ce cadre là, nous pouvons évoquer l’ensemble des psychotropes, les produits de substitution à l’Héroïne qui en tant que substance en relation avec les drogues ont énormément fait évolué les pratiques sociales des Individus.
En effet, les traitements de substitution à la drogue ayant provoqué la chute du taux de consommation de l’Héroïne a parallèlement enclenché une envolé de la consommation de Cannabis, d’ecstasy et de produits hallucinogènes.
Face à cette situation, les pratiques des consommateurs de drogue autocentrée sur un produit type sont devenues pluryconsommation du fait de la multiplication de la différenciation les effets qui sont associés à ses drogues qu’il soit thérapeutique ou hédoniste.
Dans une société en lutte contre les usages abusifs de drogues, les pratiques sociales des individus enclins à la recherche de soin psychologique curatif apporte un regard médico-légale sur la Toxicomanie comme le démontre Alain Ehrenberg dans l’Individu Incertain ce qui expliquerai le sentiment de tolérance envers la consommation de substances licites.
D’ailleurs, l'exemple de ce jeune homme Thomas âgé de25 ans, ancien Toxicomane illustre ce propos. En effet, cet ancien Toxicomane tente de se guérir de sa dépendance à la Drogue en suivant un traitement de substitution à l'Héroïne.
Ceci démontre cet aspect thérapeutique de lutte contre la Toxicomanie qui peut se transformer en Dépendance ou révéler la volonté de ce jeune Homme de se détacher d'un milieu toxicomaniaque dans lequel il évolue depuis son plus jeune âge.
D’ailleurs, émergeant à travers l’image d’un poly consommateur de drogue comme le pense les infirmières, ce dernier semble s'approprier ce traitement en vue de poursuivre sa consommation de Drogue l’enfermant dans un système d’exclusion sociale et de léthargie le poussant à se rendre dans cette clinique constituant son point de repère social.
D'ailleurs, prônant l'hédonisme dans son discours, il confirme le second regard d'Alain Ehrenberg qui selon lui ce mode de procédé contribue à cette diffusion légale de la drogue dans la société c’est-à-dire à peut à légalisation de la Toxicomanie
Entre pratique Hédonistique et effets néfastes sur la Société, la Toxicomanie soulève donc beaucoup d'interrogations dans les débats d'Actualité notamment du fait de la volonté du gouvernement français de légaliser le Cannabis à l'image de ses homologues Européens tel que la Hollande et les Pays-Bas.
Qualifiée de drogue douce sans effets néfastes sur le métabolisme humain et les neurones, la consommation de Cannabis ou de Haschich légalisable par le droit reconnue également comme une pratique courante chez les jeunes semble se justifier par l'environnement dans lequel ils émergent.
Toutefois, la crainte actuelle des familles repose sur la possible substitution de l’Héroïne par le Cannabis, d’amphétamine par les vitamines détruisant ainsi la stabilité sociale des leurs enfants.
De fait, pour reprendre A. Ehrenberg, ceci expliquerait le passage de l'usage du produit à la consommation de drogue comme un phénomène de société.
La Drogue dans la Société devenu une pratique hédonistique de par les usages constitue un phénomène social de rejet des individus dans leur environnement qui se regroupe en « caste » de .déviant comme l’explique Isabelle Coûtant dans son ouvrage Politiques du Squat. Se regroupant en milieu social propre, formant leur propre hiérarchie sociale telle que le démontre Howard Becker dans Outsiders le milieu des Toxicomanes s’organise en système croisé.
De fait, comment pouvons-nous expliquer ce phénomène de société par la recherche de l'hédonisme des jeunes soumis à la pression de la stigmatisation médiatiques d'autant plus s'ils résident dans des quartiers dits "sensibles". En ce sens, la consommation de Haschisch, de Cannabis s'expliquerait par une recherche du plaisir consistant à se réaliser soi-même dans une société ou la marginalisation sociale se pense dans tels ou tels territoires comme propice à la propagation des substances illicites nocifs pour la santé des individus.
En ce sens, enclin à l'exclusion sociale, ces individus marginalisés tentent de palier ce manque de rattachement au lien social de la société par la consommation illicite de drogue.
Ainsi, pour reprendre mon hypothèse de départ, dans ce cadre descriptif d'une partie de la société, la consommation de Drogue plus particulièrement de Cannabis se détermine par les conditions sociales de certains individus qui influencé par un milieu social en difficulté ou bourgeois peuvent consommer de la Drogue et devenir Toxicomane.
Se renfermant sur eux-mêmes, les jeunes des cités, se regroupant ainsi en groupe sous la forme d'une société croisée de Toxicomane déviant se détachent du Monde Sociétal dans lequel chaque individu recherche à s’affirmer. D’ailleurs, comme le fait remarqué David Lepoutre dans son ouvrage Codes, Rites et Langages qui rassemblant son étude sur la vie de jeunes résidant dans une banlieue se caractérise enclavement hors de la ville.
Ce mode de rejet de ces jeunes des cités qualifiés de délinquant juvénile enclin à devenir dealer accroît la structuration de milieu sociaux organisés dans ces quartiers périphériques assimilés à des squats ce qui aboutit à la définition d'un modèle de conduite spécifiques des jeunes résidant en ces lieux stigmatisés à l'assaut des représentations sociales dans lesquelles association, parent:mère et père ainsi que les autos groupes lutte contre la Toxicomanie à travers de nombreuses Politiques.
Deuxième Partie :
La lutte contre les Pratiques Sociales des Toxicomanes : les Politiques de Lutte contre la Toxicomanie Engagées au niveau Institutionnel
Pratiques sociales illicites, l’usage de Drogue abusive revient à s’exclure du monde sociale, se détruire psychologiquement tombant dans un déchirement physique et morale déstabilisant l’individu au sein de son environnement dans lequel celui-ci interagit avec les autres, les institutions politiques, associatives et sa structure familiale.
C’est ainsi que les Politiques de Lutte contre la Toxicomanie engagées au niveau institutionnel dont le rapport de la Mission Intergouvernementale contre la Toxicomanie présente les grandes orientations (A’) se combine avec des actions menées sur le terrain individuellement ou collectivement par les pères de Famille tel que nous l’a montré le film documentaire Stalingrad : Les Pères en Colère.
Menant une Politique de lutte contre la Consommation Drogue, la MILT repose son action sur risques de santé publique tentant ainsi de s’appuyer sur les textes juridiques prévoyant la Répression des Usages de Drogue dans la société. Face aux enjeux du problème, la définition du des stratégies de lutte dans une optique de régulation sociale des Usages apparaît comme un « Combat » se déployant par l’engagement des individus sur le terrain afin d’aboutir à l’annihilation de toutes consommation de Drogue.
Corroborant avec les intérêts défendus par la MILT la thèse d’Alain Ehrenberg se rapproche de la recherche compréhensive et d’étude des différents comportements sociaux des consommateurs de drogues dans la société » pour renverser le processus de retraite social des fumeurs de Haschis.
Stigmatisé tel que l’explique Goffman et Howard Becker à travers sa théorie de l’étiquetage, la Toxicomanie constitue donc un phénomène de rejet de certains individus consommateur de drogue de l’ensemble de la Société Nationale.
En effet, étroitement lié à la démarche suivie par la MILT, la thèse d’Alain Erenberg consistant à rechercher les explications de la retraite sociale de la société par la consommation de substances illicites, démontre également la nécessité de diffuser ces Politiques de lutte contre la Toxicomanie au sein de l’Espace Public afin de remédier à ces comportements néfastes rejaillissant sur la Société ce qui explique la constitution des groupes autosupport pour remédier à l’inefficacité des politiques de lutte contre la Toxicomanie.
2) La volonté de remédier à l’inefficacité des Politiques de lutte institutionnelle contre la Toxicomanie.
Preuve de la défaillance institutionnelle de l’Espace Public Urbain Economique et Social, les groupes autosupport se substituent à l’action de la structure familiale qui au travers du soutien des pères essayant de palier cette défaillance institutionnelle en agissant directement sur le terrain social propice à la diffusion de drogue. Ce sont donc les groupes autos support organisé ou désorganisé qui tente de palier à ce malaise sociale découlant en partie de l’usage de drogue s »expliquant par le sentiment d’exclusion sociale ou d’intégration forcé au sein de au sein de l’Espace Publique comme l’illustre le film Documentaire en rapport avec les pères : »Stalingrad Drack : la Colère des Pères ».
Participant à la lutte contre la Toxicomanie, les groupes autos-supports ayant apparu récemment pour lutter contre la Toxicomanie, mener des campagnes de prévention des risques sanitaires et sociales du à l’usage de drogues. Contribuant à la mise en œuvre des Politiques de lutte tenues par la MILT ces groupes autos-support assimilé soit au modèle anglo-saxon soit au groupe d’intérêt transparaissent dans leurs objectifs similaires à ceux défendus par la MILT.
Toutefois, entre controverse et légitimation, l’intervention des groupes autos-support et leur impact sur la société en prisme à la Toxicomanie marque leur volonté de s’approprier le débats relatif à la Toxicomanie dans la perspective de susciter une réaction auprès des Toxicomanes afin qu’il prenne en main leur sevrage ou de se former en Espace Politique construit autour de questionnement à propos des risques sanitaires et sociales induit par l’Usage de la Drogue.
Cette forme de groupe se présente donc comme un Espace Politique au sein duquel les individus dépossédés de la parole publique vont pouvoir être entendu, discuter et défendre leur droit en vue de se soigner de leur dépendance a la drogue ainsi que de se réinsérer dans la société actuellement en situation de retraite sociale connaissant une croissance de la répression.
En conclusion, considérer comme des moyens de lutte efficace, ces groupes autos-support créant leur propre Espace de régulation rejette le système institutionnel social, critique les professionnels (assistante sociale, médecine infirmières) montrant que les intérêts et les arguments des exclus toxicomanes ne sont pas pris en compte dans les Politiques de lutte contre la Toxicomanie auxquelles il est nécessaire de trouver un palliatif pour remédier à leur inefficacité.
Melle Dalila Sarha Zouache.
Melle Zouache Dalila_Sarah ___________________________________________________________(___________
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