Résumé de l’article de Bruno MILLY :

« L’enseignement en prison : du poids des contraintes à l’éclatement des logiques professionnelles.

 

Dans cet article, l’auteur nous dessine un tableau des représentations et des pratiques des intervenants enseignants, associatifs et organisme d’enseignement par correspondances.

Bruno Milly met en exergue « le poids des contraintes pénitentiaires » dans le sens que les intervenants manque d’autonomie. C’est en ces termes que Bruno Milly parle « d’autonomie tronquée ». (p ; 57, 58, 59)

Se référant au professeur Philippe Combessie, Bruno Milly revient sur le rôle, le statut  et les activités des professionnels.

 

Bruno Milly met en avant «  la difficulté de l’enseignement dans les prisons a trouvé sa place au sein de l’institution carcérale.»

 

Selon Bruno Milly cela s’explique par la contestation de l’autorité des intervenants et leur peu de liberté.

Dans son article, Bruni Milly liste le type d’intervenants en prison.

 

Il nous indique que les intervenants en prisons sont :

-des enseignants professionnels de l’Education nationale,

-des instituteurs spécialisés et professeurs,

-des intervenants à temps plein ou en heures supplémentaires,

- en prison, l’enseignement s’opère également par correspondance avec le CNED,

-des bénévoles interviennent notamment au sein du GENEPI intervenant que deux heures par semaine.

 

Bruno Milly revient sur le droit de l’enseignement précisant qu’il n’est pas total. Il envisage le droit de l’enseignement comme un privilège et non comme un droit absolu sachant que certains refuse de suivre l’enseignement et que d’autres sont exclus parce qu’ils ne respectent pas certaines exigences . En effet, Bruno Milly précise qu’il l’accès à l’enseignement est soumis à des conditions de calme c’est-à-dire de discipline (p.63 de l’article) et  de respect des règles carcérales.

 

Bruno Milly revient également sur la facette socio-historique de l’enseignement. (p.61).Bruno Milly nous expose les nécessités à respecter pour  continuer à bénéficier et avoir droit à l’enseignement qui sont l’assiduité et la motivation (p.64-65).

 

Bruno Milly pose les revendications des enseignants demandant un projet de réinsertion autonome c’est-à-dire libérés de toutes contraintes institutionnelles et académiques ( p. 64-65, 6-)

 

A la fin de son article Bruno Milly souligne la dimension sécuritaire et disciplinaire de l’administration pénitentiaire ce qui marque que le souci pédagogique n’est pas primordiale pour l’administration pénitentiaire. (p. 68-69).

 

Bruno Milly pose également la controverse qui transite autour de la certification des acquisdes prisonniers. (p.70, 71). Il pose la question de sa valeur. Il discours sur les convergence portant sur le contenu des enseignements .


 


 

Dalila Sarah Zouache.

Melle Dalila Sarah Zouache Hammouche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’ECRITURE DE L’HISTOIRE : MICHEL DE CERTEAU »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME

 

Histographe chargé d’écrire l’histoire, Michel de Certeau, théologien et anthropologue né en 1925, décrit la méthode d’écriture de l’histoire à travers les temps du présent pour revenir aux évènements passés en vue de présenter la césure entre la temporalité des faits historiques.

Dans son statut d’historien, Michel de Certeau analyse l’objet du savoir historique qui dans le présent permet de comprendre les phénomènes de la société : « Comprendre, Expliquer et Caractériser » les faits sociaux, économiques de la société par l’écriture de l’histoire. Liant l’histoire et l’écriture Michel de Certeau s’attache à articuler les faits historiques dans l’analyse du réel en relation avec les évènements passées pour éviter comme le suggère Paul Veyne à l’histoire dans le texte enjolivé imagée de la mysticité irréel ou l’enchainement  de l’histoire s’éparpille comme le savoir non rassemblé dans des écrits véridiques. En l’espèce, Michel de Certeau par ses théories rappelle la nécessité de veiller au respect de la technicité et des méthodes pour produire une histoire sociale en lien  avec la réalité politico- sociale pour que le discours des chercheurs historiques soit en concordence avec la véracité des observations et des écrits.

En ces termes, Michel de Certeau décrit le processus d’écriture de l’histoire permettant ainsi de présenter les étapes régulant la fabrication de l’objet social étudié,  l’organisation d’une durée ainsi que  la  mise en scène d’un récit.

C’est ainsi que dans un premier temps, Michel de Certeau nous renseigne sur les modes de production de l’hystérographie pour décrire dans un second temps les mécanismes d’écritures de l’histoire.

Michel de Certeau démontre donc dans quelles formes l’écriture et l’histoire afin de terminer quelles sont les modalités d’écriture de l’histoire. Ainsi, dans la lignée de Paul Veyne Michel de Certeau pose la question de savoir comment les historiens écrivent l’histoire.

Travaillant sur le discours, Michel de Certeau étudie donc l’histoire dans ses pratiques contextuelles marquées par les étapes chronologiques de cette pratique notamment au cours du XVI ième siècle.

 

 

 

 

INTERET DE L’OUVRAGE :

 

Dans son écriture de l’histoire, Michel de Certeau décrit quels outils mobilisés pour faire de l’histoire selon les Temps de l’Histoire et le contexte étudier dans le but de mettre en relation les éléments constructivistes de la science historique.

L’intérêt de cette recherche révèle cette indubitable nécessité de mettre en évidence les traces du passé en vue de montrer les relations entre l’étude historiques, le domaine et le terrain étudié afin d’aboutir à un résultat. De fait, comme le précise Michel de Certeau selon la méthode suivie, l’historien doit s’attacher à traiter les données recueillies en vue de relier et classer les faits historiques en fonction de leurs origines en s’immergeant dans l’environnement étudié pour révéler le déroulement continu de l’histoire.

Dans ce cadre là, Michel de Certeau nous mène explorer vers des schémas dans lesquels l’histoire du temps présent est mis en relation par le temps passé prouvant ainsi que l’écriture de l’histoire coïncide avec la vie sociale, économique et politique dans monde ou l’intemporalité n’existe pas. En ces termes, dans la recherche historique parait primordiale de respecter les limites temporelles pour équilibrer et organiser le discours de l’histoire en toute cohérence pour donner un sens à l’historiographie.  Décrivant la méthode adéquate, Michel de Certeau se rallie à la théorie de Michelet qu’il décrit comme enjolivé prônant « l’écriture rythmique de l’histoire pour que la tradition ne dépasse pas le réel ce qui permet de voir, de dire et de produire l’histoire dans l’action. Ce mode de faire induit donc de produire scientifiquement un sens aux données historiques transcrivant  les représentations sociales dans l’historiographie comme l’explique Michel de Certeau. En ce sens, reprenant son argumentation  Michel de Certeau qualifie l’historiographie de métier s’acquièrant par l’apprentissage de l’historiographie entre le modèle de la sociologie pratique pour faire de l’histoire une science révélatrice de l’objectivation du monde sociale observé. Ceci permet ainsi de comprendre les phénomènes historiques, les dévoiler et les enseigner dans le langage de la logique culturelle reposant sur des techniques propres à l’histoire.

L’écriture temporellement située dans le temps historique s’inscrit donc d’après Michel de Certeau dans le respect de la chronologie datée marquée par le raisonnement historique permettant de rassembler les idées pour analyser les structures sociales selon un modèle politico-historique pour que l’écriture de l’histoire puisse être en toute véracité inscrite dans des normes de conduites pour faire de l’histoire une géographie socio-culturelle à travers l’écriture. L’ordonnancement de l’écriture de l’histoire  contribue à propager la vérité sur les faits historiques afin  que les grands évènements marquants se révèle au réel dans l’analyse en toute objectivité après une enquête méthodologique poussées afin d’aboutir à une conclusion valable.

 

CONCLUSION

 

Selon Michel de Certeau « Faire de l’Histoire » se déduit donc de la pratique retraçant les faits historiques matériellement pour les rendre dans la réalité pour que « les préjugés historiques » ne puisse pas relativiser les évènements passés. En ces termes, l’écriture de l’histoire bien que définie comme une science doit être raconté en terme scientifiques clairs dans un langage compréhensible afin de ne pas faire de l’histoire une fiction.





Melle Dalila Sarah Zouache




L'intéret à agir devant le juge administratif




BIBLIOGRAPHIE
 
 
 
OUVRAGES
 
 

-R.Chapus, Droit du contentieux administratif, Monschrétien, 11ème édition

-B.Pacteau, Contentieux administratif, Monschrétien, 5ème édition

-Gilles Darcy, Michel Paillet "Contentieux administratif", Armand Collin 2000

 -Laurent Pascal "Décisions administratives: Voies de recours et de droits du citoyen ", Demos collections collectivités territoriales.

2001

-Que sais je ? "La justice administrative" Didier Truchet, Bruno Odent, Puf

-Grands arrêts de la jurisprudence administrative, M. Long, G. Braibant, F. Dévolvé, B.Genevois, Dalloz, 13ème édition

-Rémy R ouquette, Dictionnaire de droit administratif, Le Moniteur, 2002

-N. Foulquier, Francis Les droits publics subjectifs des administrés « Emergence d’un concept en droit administratif français ».

 
 
ARTICLES
 
 

-Une évolution inachevée: la notion d’intérêt ouvrant le recours pour excès de pouvoir, Maxime Mignon, chronique XXII, Dalloz 1953.

-Chronique Azibert et M. Boisdeferre Actualité juridique droit administratif 1987

-L’actualité la notion de qualité donnant intérêt à agir, Patrick Charlot, revue française de droit administratif 1996

-L’intérêt pour agir, J.C Venezia, Répertoire Dalloz 2000

-Le contrôle de l’administration : techniques, étendu, effectivité des contrôle, contentieux administratif objectif et subjectif à la fin du XXlème siècle : Analyse historique et comparative, Eduardo Garcia, Actualité juridique.2000, n spécial « Colloque du deuxième centenaire du conseil d’état français».

-L’intérêt à agir en matière d’excès de pouvoir, D.Bailleul, Les petites affiches,  2003

 
 
Site Internet
 
 

-Site de Légifrance

-Site du Conseil D’Etat

 
 
              
 
 
 
 
 
 

               Le droit à un recours juridictionnel est aujourd'hui considéré comme faisant parti de la dimension de l'Etat de droit. Le conseil d'Etat dans un arrêt d'assemblée du 17 février 1950 dame La motte avait marqué sont attachement à un tel droit, et, le conseil constitutionnel dans une décision du 2 décembre 1980 code général des impôts, a à son tour, placé le droit d'agir en justice dans la compétence du législateur au titre des garanties accordé aux citoyens, pour l'exercice des libertés publiques. Le conseil a ainsi reconnu la valeurs constitutionnelle "au droit des personnes intéressées d'exercer un recours effectif devant une juridiction" sur la base de l'article 16 de la déclarations des droits de l'homme et du citoyen de 1789, décisions du 9 avril 1996 loi organique relative à la polynésie. Le conseil d'Etat, dans sa décision, syndicat des avocats de France, du 29 juillet 1998, affirme l'existence "d'un principe à valeurs constitutionnelle du droit d'exercer un recours juridictionnel".

  

               Mais cette protection constitutionnelle ne signifie pas que ce droit soit d'un usage illimité et inconditionné et ce depuis la consécration de l’existence du droit administratif autonome du droit judiciaire. En effet, plusieurs conditions tendant à la théorie de la recevabilité des recours déterminent cet usage. Elle se rattachent notamment à l'auteur du recours ainsi qu'à la requête, elle même. Il y a au nombre de ces conditions, l'intérêt à agir et une notion très proche qui est celle de la qualité à agir. Cette exigence découle du principe que n’importe quel administré ne peut pas agir contre n’importe quelle action de l’administration.

 

               D'après le professeur Chapus, "l'exigence d'un intérêt à agir se situe au tout premier rang des conditions de recevabilité". L'intérêt à agir est défini dans le dictionnaire de droit administratif de Rémi Rouquette, de façon générale, comme étant "la condition pour agir en justice, tenant au fait que le succès de la demande serai d'une utilité certaine, directe et légitime et correspondant à la qualité invoquée".De façons plus restreintes, il le définit comme étant "l'avantage que l'on peut trouver au succès d'une action, qui n'est pas subordonné à l'atteinte d'un droit". Donc, apprécier l'intérêt à agir c'est répondre à la question, quelle intérêt présente, pour l'auteur du pourvoit, l'annulation de l'acte ?

L’intérêt à agir se définit alors comme l’instrument d’ouverture du recours et démontre qu’il ne peut exister de droit d’action juridictionnelle « gratuite » comme l’affirme le professeur

B.Pacteau.
 

               L'intérêt à agir n'a pas, cependant, pour effet automatique, de donner qualité à agir, celle-ci répond à d'autres conditions propres. Pour Rémi Rouquette, la qualité à agir réuni le sens de qualité pour décider et de qualité pour représenter, ces deux qualités devant être réunies pour que la requête soit recevable.

 

               Il s'agit de savoir dans quelle mesure, l'intérêt à agir garantit t-il les droits des citoyens, et de l'action administrative. Car cette notion doit permettre aux citoyens, de faire valoir leurs droits tout en ne compromettant pas l'action de l'administration.

 

               Nous verrons dans une première partie, que l'intérêt à agir constitue la condition de la possibilité d'ester en justice, (I), puis dans une seconde partie, nous appréhenderons l'intérêt à agir comme condition laissée à l'appréciation du juge (II).

 
 
 

L’intérêt à agir condition de la possibilité d’agir en justice

 
 

               Tout citoyen à la possibilité de faire un recours devant le juge pour protéger ces droits. Toutefois, les intéressés doivent justifier l’existence d’un intérêt à agir souvent admis libéralement (A) malgré les restrictions posées par la qualité à agir (B).

 
 

   A) Le Libéralisme du juge

 

               En premier, le libéralisme du juge se rattache au fait que l’intérêt à agir constitue une condition fondée sur la volonté des individus d’agir en justice. En effet, l’accès au juge dépend de l’existence d’un droit lésé selon la thèse de Raymond Odent qui souligne «en principe pour former une action en justice, il faut justifier d’un droit: c’est, en effet, l’existence de ce droit, son importance, sa valeur par rapport aux droits dont peut faire état le défendeur, qui constitue l’objet même du procès ; Le contentieux administratif n’échappe pas à cette règle générale, qui est une règle de bon sens ».

D’ailleurs, l’existence de l’intérêt à agir doit clairement être indiquée dans les conclusions que l’auteur du recours présente au juge. Ainsi, lorsque le requerrant a intérêt à obtenir l’avantage qu’il recherche il se doit d’invoquer tout moyen pour y parvenir. Il semblerait que si l’intérêt à agir n’est pas indiqué dans la demande, la requête ne sera pas examinée au fond. Toutefois, la jurisprudence a admis que l’intérêt à agir puisse apparaître postérieurement au recours dans l’arrêt Société l’alcool dénaturé de Gobert du 1er avril 1938. De même, requête ne peut pas être rejeté pour défaut d’intérêt invoqué puisque l’intérêt à agir est susceptible d’être couverte en cours d’instance. [1].Ainsi, dès lors que le requérant à intérêt à obtenir ce qu’il demande il doit se prévaloir de tout les moyens qui lui paraissent utile puisqu’un moyen ne peut pas être rejeté pour défaut d’intérêt invoqué[2]. Enfin, il faut souligner que l’intérêt à agir constitue un moyen d’ordre public que le juge peut soulever d’office afin d’assurer la protection des droits des citoyens.

 

               Cette condition subjectif semble libéralement admise par le juge en ce sens qu’il doit garantir la protection des droits des administrés en leur permettant d’accéder à la justice conformément aux principes du droit comme l’a souligné le professeur Moreau «  le droit en général n’est pas une faculté arbitraire. Cette vérité est relativement ancienne du droit administratif ». Mais, il parait important d’examiner ce libéralisme par rapport à la nature du recours comme le précise R. Odent « à cette égard, une distinction concernant la nature du droit invoqué doit être fait selon que le recours devant la Conseil D’Etat relève du contentieux de pleine juridiction ou du contentieux de l’annulation ».

En effet, ce libéralisme se retrouve dans le recours du plein contentieux qui se définit par son caractère subjectif. Cela s’explique par le fait que le recours en plein contentieux est un procès entre parties qui excluent la nécessité de chacun à faire reconnaître sa situation juridique personnelle. Le recours de plein contentieux suppose la reconnaissance des droits subjectifs des citoyens distincts des droits strictement patrimoniaux et susceptible de reconnaissance judiciaire contrairement au recours pour excès de pouvoir comme nous allons le voir dans un second temps. En effet, concernant le rep ce libéralisme est ambivalent. Cela s’explique par le par le fait que le recours pour excès de pouvoir contient à la fois des conditions objectives et subjectives. En effet, le rep constitue à défendre tant les intérêts lésés par les administrateurs que le respect de la légalité. Ainsi, le caractère hybride du rep influe sur le libéralisme du juge par rapport à l’acceptation de l’intérêt à agir. Nous pouvons d’un libéralisme nuancé en ce sens que le rep suppose de en ce sens que le rep suppose de dissocier l’intérêt à agir et l’intérêt juridique protégé c'est-à-dire l’objet voulu. Ainsi, l’existence d’un intérêt à agir en matière du rep a fait l’objet d’une controverse doctrinale. Dans un premier temps, le rep porte un intérêt supérieur puisqu’il implique de veiller au respect de la légalité. Le du rep se caractérise comme « un procès fait à un acte » selon la formule de M. Lafferrière. Le juge se doit examiner les conditions de recevabilité d’une façon libérale pour assurer le respect de la légalité. C’est pourquoi, selon le doyen Hauriou le requérant dans le recours pour excès de pouvoir exerce une action non pour défendre un intérêt personnel mais il assume la fonction de ministère public. Il agit dans l’intérêt de la loi alors qu’il en a pas conscience ajoute le professeur Chapus. Le rep est donc « d’utilité publique » et même « d’ordre public » qui permet de surveiller la conformité de l’action de l’administration avec la légalité. « Le rep est vu alors comme un moyen de bonne administration une procédure contentieuse d’introspection administrative, une sorte d’action publique ou populaire» »l’individu qui la met (tait) en mouvement» agissait « dans l’intérêt de tous»[3]. L’intérêt à agir constituait seulement la simple garantie de sérieux préalable à l’ouverture du recours. En ce sens, l’intérêt à agir n’était pas un élément de la demande que le professeur Léon Duguit confondait à la cause de la demande. L’exigence de l’intérêt ne se déterminait plus comme le garde fou contre les recours abusifs. Le caractère sérieux n’était plus celui de l’intérêt juridique ce qui induisait l’admission de tout intérêt ou de toute situation. L’intérêt à agir acquérait un caractère public légitimant ainsi l’élargissement du rep et sa nature objective et offrant au juge un pouvoir discrétionnaire pour décider de la nécessité d’accéder à la justice. Cette évolution reçu l’aval de Raymond Odent membre officielle du Conseil d’Etat alors qu’il exigeait la lésion d’un droit pour ouvrir son recours.

 

               Mais, dans un second temps, cette évolution n’a pas fait l’objet d’une continuité jurisprudentielle. Cela s’explique par la volonté du juge de freiner un libéralisme excessif en vue d’endiguer l’abus des recours ce qui aurait contribuer à faire du rep une actio popularis c'est-à-dire une action populaire. L’intérêt à agir conditionne alors la régulation des recours excessifs pour favoriser le fonctionnement continue de l’administration. D’après, le professeur Pacteau, l’intérêt à agir est apparu comme «un verrou contentieux». En cela, les conseillers d’Etat souhaitait éviter le trouble social argument de droit. Ainsi, la conception stricte de l’intérêt à agir se rapprocha plus de la notion de droit subjectif ce qui créait une double condition pour agir en justice dans le contentieux de l’annulation.

 

               En conclusion, nous pouvons parler d’une certaine objectivation du recours juridictionnel qui s’amplifie notamment par les restrictions posées par la qualité à agir.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

   B) Les restrictions posées par la qualité à agir

 

               Tout d’abord, la qualité pour agir constitue une restriction posée pour freiner le libéralisme du juge. La qualité pour agir apparaît donc comme une condition nécessaire et intrinsèque à l’intérêt à agir réglementant l’accès au juge. C’est pour cela que nous parlons de « qualité donnant intérêt à agir ». D’ailleurs, selon les conclusions du commissaire de gouvernement Mosset[4] « la reconnaissance d’un intérêt à agir ouvrant le recours pour excès de pouvoir est subordonné par la jurisprudence à une double condition. (..) Il faut aussi que des conséquences fâcheuses atteignent le requérant en une qualité, à un titre particulier, en tant qu’appartenant à une catégorie définie et limitée».-

La qualité à agir englobe trois sens qui nous permettent de déterminer ses rapports avec l’intérêt à agir. Mais, il faut exclure celui qui se rattache à la qualité d’agir pour autrui dans les trois acceptions de cette notion.

 

En premier lieu, la qualité pour agir se définit comme la situation juridique du demandeur.

En cela, en amont, la qualité pour agir constitue l’étiquette dont le justiciable se prévaut devant le juge administratif. La qualité pour agir permet de démontrer que le requérant à intérêt à agir. Ainsi, l’intérêt à agir dépendra de la qualité revendiquée par le requérant. Ainsi, la qualité à agir constitue le titre juridique permettant aux administrés d’agir en justice. C’est pour cela que divers auteurs parlent d’intérêt en laquelle le requérant agit.

 

En ce sens, la recevabilité de l’action découle de l’impact de la décision attaqué sur la situation juridique antérieure du requérant. En opérant cette analyse le juge n’aboutit qu’à rendre des jugements défavorables aux administrés[5] permettant ainsi d’assurer le bon fonctionnement de l’administration. L’intérêt à agir et la qualité pour agir apparaissent comme deux notions distinctes. Selon le professeur Chapus, l’intérêt à agir est lié à l’existence du recours et la lésion se rapproche de la qualité à agir qui habilite la saisine du juge Le professeur Chapus reprend cette formule jurisprudentielles énonçant qu’un requérant à intérêt et par suite « qualité »[6] ou qu’il est sans intérêt « et par suite sans qualité pour agir».[7] C’est pourquoi selon lui, l’intérêt à agir ne suffit pas pour admettre la recevabilité de l’action. L’intérêt à agir se définit comme l’avantage d’ordre pécuniaire ou morale susceptible de résulter de la décision du juge. Il révèle alors l’utilité de la demande. La qualité pour agir s’appréhende comme le pouvoir de saisir le juge sur le bien fondé de l’action de l’administration. Ainsi, l’intérêt à agir et la qualité à agir sont deux conditions essentielles pour agir en justice comme le pense M.Lalignant. Mais, il déduit que la confusion de ces deux éléments explique l’absence de débats doctrinaux à ce sujet et d’arrêt symbolique. En effet, l’intérêt à agir se rapporte à la situation juridique du requérant et la qualité pour agir à l’objet de la revendication. La qualité pour agir conduit alors à rajouter des conditions à la recevabilité du recours. De fait, le professeur Chapus évoque la nécessité de l’existence « d’un intérêt pertinent ou adéquate »en ce sens que « la qualité en laquelle le requérant agit doit être en correspondance avec la décision attaquée ».

 

Dans un second temps, selon Raymond Odent la qualité pour agir englobe toute les conditions de recevabilité du recours telles que la capacité d’agir en justice, le droit qu’il invoque, de l’intérêt qu’il justifie.

 

Enfin d’autre assimile la qualité pour agir comme une variante de la théorie précédente décrivant l’intérêt pour agir comme une notion supplétive de droit vu comme un élément déterminant de la qualité.

 

               Ensuite, cette démarche constitue une restriction posée par la jurisprudence. Pour certains auteurs, cela a parfaitement été déduit, l’impossibilité d’élargir l’action en justice à de nouvelles catégories de requérant contrairement aux considérations du professeur Chapus qui n’y voyait que l’absence l’intérêt pour ces recours. Nous pouvons citer en exemple l’arrêt M. Noir du 27 février 1987 qui se prévaut de sa qualité de député pour attaquer un décret. En sa seule qualité de député, il est sans intérêt pour contester l’acte.

Ainsi, en mettant en place cette condition, le juge a du trouver une conciliation entre deux impératifs dont l’un se rattache à la démocratisation de l’accès au juge passant par l’élargissement des conditions de recevabilité et l’autre relative à la nécessité de réguler l’excès des recours. En cela, cette nouvelle garantie constitue un garde fou à la main de l’appréciation du juge administratif pour lutter contre l’endiguement des recours. D’ailleurs, il faut noter que la reconnaissance de la qualité à agir dépend de l’existence de diverses autres conditions.

 

En conclusion, cette interdépendance entre intérêt à agir et qualité pour agir constitue un ensemble parfaitement clair retenu pur apprécier l’intérêt à agir par le juge.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


[1] CE 15 mars 1957 Israël et plus récemment CE 16 février 2001 Syndicats des compagnies aériennes autonomes

[2] CE 1997 Société Martines Gasconne-Pyrennées et Commune Pia

 
 

[3] En l’espèce voir la note du doyen Hauriou sur l’arrêt CE 24 juillet 1903 Chabot et Commune de Massat, S. 1904. III.1.

[4] Conclusion CE 26 octobre 1956 Association générale des administrateurs civils, RDP 1956, pp.1309-1321.

[5] CE 7 janvier 1949, Matis et CE, Sect. 18 juin 1965 Bellet

[6] CE 15 mars Israël, CE 4 avril 1997 Marchal

[7] CE 21 juin 2002 Syndicat général du ministère de l’agriculture CFDT

 

         Melle Dalila Sarah Zouache

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche de lecture :

 

Vincent Caradec «  Sociologie de la vieillesse et du vieillissement »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

Selon le Professeur Pierre Bourdieu : «  la jeunesse n’est qu’un mot » qui pourrait aussi bien s’appliquer à la vieillesse comme le pense Vincent Caradec dans cette ouvrage.

 

 

 En l’espèce, menant une étude microsociologique relative à la vieillesse et au vieillissement, Vincent Caderec professeur de sociologie à Lille III et directeur du GRACC tente de peindre le tableau de l’évolution des représentations sociales en lien avec ce sujet d’étude.

 

Vincent Caradec s’intéresse donc dans cet ouvrage intitulé Sociologie de la vieillesse et du vieillissement au regard que porte la société  sur la vieillesse.

 

Au vu de cette étude,  Vincent Caderec s’intéresse d’une part à la construction du vieillissement comme objet de politiques publiques institutionnel et d’autre part il  étudie la sociologie de la vieillesse et du vieillissement  comme le cycle normale du parcours de vie  des individus dans la société influençant le mode de vie des personnes âgées.

 

L’auteur de l’ouvrage nous amène dans sa réflexion à nous poser la question de savoir d’une part comment a travers les âges la vieillesse et le vieillissement  est devenue objet d’étude sociologique et d’autre part comme la vieillesse et le vieillissement sont devenues objet de production des politiques publiques ainsi que de théorie sociologique.

 

Dans la continuité de  ces pistes de recherche, l’auteur pose la problématique suivante :

 

 

Dans quelle mesure la vieillesse constitue un problème politique qui s’est  construit socialement au regard des acteurs institutionnels, des sociologues et des individus sujet au vieillissement?

 

 

En vu de répondre à cette problématique, Vincent Caradec procède en quatre  phases.

 

        

 

En premier lieu, dans une introduction concise l’auteur pose cette question essentielle de savoir « qu’est-ce que la vieillesse ?».

 

 

En second lieu, donnant une définition sociale de la vieillesse, Vincent Caradec poursuit son raisonnement en vu de montrer dans le chapitre I comment la vieillesse et devenu un objet d’étude sociologique

 

En vu de mener à bien cette étude, Vincent Caredec analyse le processus de catégorisation sociale de la vieillesse.

 

 

Ensuite, dans le chapitre II, Vincent Caradec  s’intéresse à l’étude et aux pratiques des personnes âgées en menant une approche comparative entre la France et les Etats-Unis afin de démontrer comment est vécu le passage de la vieillesse par les personnes âgées.

 

 

Enfin, dans le chapitre III, l’auteur examine les théories sociologiques relatives à l’incidence de la vieillesse et du vieillissement sur l’identité de la personne vieillissante.

 

 

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Explication de l’ouvrage

 

 

Définissant socialement la vieillesse (a),  Vincent Caradec nous nous expose sa théorie relative à l’émergence de la vieillesse comme problème sociale (b) ainsi que  sa conception du passage à la retraite comme « cap »difficile à franchir pour les personnes âgées (c).a) La définition sociale de la vieillesse : 

 

 

 

a) la définition sociale de la vieillesse :

 

S’appuyant sur des données empiriques Vincent Caredec tente de définir la vieillesse comme un problème sociale.

 

Dans ce cadre là, il dresse une histologie de la vieillesse ayant émergé comme sujet d’étude à partir du XIX ième siècle du fait de la révolution industrielle et de l’évolution démographique, économique et sociologique et des différences sociales qui marquent l’appartenance à une catégorie.

 

Partant de ce constat, Vincent Caredec se pose la  question de savoir « qu’est-ce qu’être vieux ? » c’est-à-dire à tenter de déterminer comment se construit la catégorie vieillesse. 

 

La vieillesse se détermine-telle en fonction des différences sociales, des caractéristiques biologiques ou en fonction de l’âge chronologique ?

 

A partir de ce questionnement sociologique, Vincent Caradec pose quelques distinctions conceptuelles relatives à la définition sociale de la vieillesse.

 

 

Selon l’auteur, deux conceptions de la vieillesse peuvent être mise en perspective.

 

 

En premier lieu, selon l’auteur, la vieillesse peut se définir en termes de progression d’âge c’est-à-dire en terme de processus de vieillissement.

 

En l’espèce, la définition sociale de la vieillesse s’explique par l’étude de la théorie de la stratification s’opposant à la théorie suivante.

 

 

En second lieu, l’auteur nous expose que l’individu peut être considéré comme vieux du fait de son appartenance à une cohorte c’est-à-dire à une génération de personnes appartenant au même groupe d’âge, partageant la même vision de la vieillesse et ayant  socialisation commune

 

 

Au vu de ces théories, l’étude de Vincent Caradec s’articule autour de trois points :

 

 

-premièrement de l’étude de la strate d’âge de la vieillesse.

 

 

En ces termes, il s’intéresse d’une part à la construction sociale de la vieillesse comme strate de la vie d’autre part aux représentations sociales qui lui sont associés ainsi qu’à la mise en forme des rapports entre génération.

 

- deuxièmement, Vincent Caradec étudie minutieusement  les personnes âgées.

 

Il décrit ce groupe d’âge en s’interrogeant par ailleurs d’une part à la spécificité des personnes âgées et d’autre part à l’homogénéité de ce groupe âge.

 

 

- troisièmement, Vincent Caradec étudie le vieillissement sur le plan individuelle c’est-à-dire au niveau microsociologique en vue de montrer les transformations du regard de la vieillesse au regard de l’avancement de l’âge  de la retraite à la mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

b) l’émergence de la vieillesse comme construit  social :

 

 

Comment la vieillesse est-elle devenue un produit d’étude sociologique ?

 

Telle est la question que se pose Vincent Caradec dans le Chapitre I dans lequel il traite d’une part de la question de l‘institutionnalisation du problème de la vieillesse,  d’autre part de la question relative à la catégorisation de la vieillesse auquel il associe l’analyse des représentations sociales de la vieillesse.

 

 

Dans ce chapitre Vincent Caradec explique le processus d’institutionnalisation de la vieillesse dans le système institutionnel au regard   la théorie de la stratification de l’âge a laquelle il substitue la théorie de la vieillesse comme parcours de vie définit par Martin Kolli[1] comme une institution sociale c’est-à-dire »comme un ensemble de règle qui ordonne une dimension sociale de la vieillesse.

 

 

C’est ainsi que Vincent Caradec justifie l’institutionnalisation du cours de la vie dans le système institutionnel qui régule et ordonne le parcours de vie comme ordre social dans la vieillesse.

 

 

La vieillesse ne se détermine plus non seulement comme un processus de l’action physique de l’individu dans son parcours de vie. La vieillesse constitue un phénomène social ayant des incidences sur l’ordre social que les institutions doivent réguler.

 

 

En vu de montrer cette évolution Vincent Caradec s’appui sur l’exemple de la naissance des retraites et des retraités dans le système institutionnel au regard  d’une approche socio-historique de la vieillesse et du vieillissement.

 

 

Dans ce cadre là, Vincent Caradec analyse d’une part la généralisation de la vieillesse au regard des transformations sociétales et de la spécialisation du système sociale de  la vieillesse.

 

 

Ayant  émergé comme problème politique sociale au milieu du XIX ième siècle du fait de l’apparition d’un système de national de retraite à la fin de l’ancien régime, la vieillesse et le vieillissement deviennent qui un objet d’étude qui se généralise dans la société du fait de la mise en place de mécanisme d’aide et d’assistance autre que ceux mis en place à l’époque du philanthropisme au XVIII et XIX ième siècle, du socialisme municipale au milieu du XIX ième siècle.

 

 

En effet, dès le XIX ième siècle le système sociale de la vieillesse et du vieillissement s’institutionnalise de la vieillesse comme problème politique du fait de  la mise en place des formes de sécurité sociale adaptée à la révolution.

 

 

Cette phase marque l’émergence d’un système moderne des retraites.

 

En ce sens, la vision des retraites changent. Les retraites ne sont plus envisagées comme un système de protection contre l’invalidité.

 

A cette date la vieillesse commence donc à se construire comme un problème social auquel il faut trouver des solutions politiques.

 

La vieillesse devient un problème politique à la main des politiques publiques  qui traite cette question par la production de lois significatives pour la société.

 

 

Il s’agit :

 

 

- de la loi de 1850 qui pose les premiers termes de la constitution d’un ensemble de personnes susceptibles de disposer d’un droit d’assistance : invalide, personnes incurables, vieillards et indigents.

 

 

- de la loi de 1905.

 

 

- et de la loi de 1910 : loi d’assurance sociale des retraites ouvrières

 

 

Vincent Caradec souligne l’importance de ces lois.

 

 

Elle constitue une phase essentielle du processus d’institutionnalisation qui se caractérise par l’institution d’établissement d’accueil des personnes nécessitant d’une aide.

 

 

Par la suite, le système  de la vieillesse continue à se généraliser dans les années 1945 à la suite de la mise en place d’un système général de retraite qui poursuit son évolution en 1947 avec la création de régime spécial de retraite.

 

Les politiques de la vieillesse s’institutionnalisent du fait de la mise en place des outils et mécanismes d’assistance dont bénéficie de nouvelles catégories de retraité.

 

 

Ces  nouvelles mesures marquent l’émergence de nouvelles catégories de retraite.

 

 

En effet, à cette date nous pouvons constater un changement de vocabulaires qui coïncide avec l’élaboration de nouvelles normes se caractérisant par la naissance d’un statut social de retraité qui prend une place importante au sein de la société en terme économique.

 

 

Ce phénomène coïncide  avec la constitution d’un public cible sujet aux politiques publics de l’Etat.

 

 

Vincent Caradec souligne le fait que l’Etat ne prend plus simplement en compte un droit, il pense les politiques en termes d’individus vieillissant dans le cours du cycle normale du parcours de vie.

 

 

En ces termes, l’insertion des individus dans la société dérive de leur statut social de retraité que le rejet du monde du travail. Dans ce cadre là, les personnes âgées sont susceptibles d’être  enclin à un sentiment de dévalorisation sociale du marché du travail. Cette constatation amène alors l’auteur à se poser la question de l’incidence économique de la retraite sur le marché du travail.

 

 

Vincent Caradec souligne que cette incidence s’articule autour de la désinstitutionalisation du cours de la vie dans les années 1970.

 

 

Ce fait marquant corrobore avec le phénomène de sortie précoce du marché du travail fixée entre 55 et 65 ans.

 

 

A cette date l’évolution des politiques publiques de la vieillesse est significative puisque de nouveaux enjeux en lien ave la structuration des âges émerge dans la société.

 

 

Ces nouveaux questionnements portent sur le niveau de l’emploi des personnes âgées, le délaissement des revendications traditionnelles ainsi que sur la recherche de solution pour remédier à la crise du chômage.

 

 

Parallèlement à la mise en œuvre de cette politique, de nouveaux mécanismes de retraite tel que l’assurance chômage et l’assurance invalidité sont mis en place.

 

En conséquence,  le parcours des âges se transforme.

 

 

Selon Vincent Caredec, le parcours de vie est sujet à un control sociale. En ce sens, le facteur âge devient un critère primordial dans la structuration du parcours de vie comme institutionnalisation de la politique de vieillissement comme problème social du fait de l’évolution de la société.

 

 

En ces termes, les politiques du vieillissement sont entendues en termes de « bricolage institutionnel » reposant sur l’intégration de l’individu au sein du système sociale de la retraite. Ceci s’explique par l’émergence de nouvelles catégories sociale en prise avec le vieillissement.

 

Cette évolution vers une nouvelle catégorisation sociale de » la vieillesse implique donc de redéfinir les termes de la vieillesse et du vieillissement.

 

 

En effet, la nouvelle catégorisation de la vieillesse prend forme selon Vincent Caradec à l’issu de l’invention du « troisième âge » au cours des années 1970.

 

De ce fait, en lien avec l’apparition du troisième âge, de nouveaux questionnements relatifs à la retraite se construisent au niveau politique.

 

Des questions relatives au mode de vie des personnes âgées ayant droit à la vieillesse sont mises à l’ordre du jour.

 

 

Ces problèmes sociaux sont traités dans le rapport Laroque datant de 1962 qui prévoit des dispositions relatives à l’insertion des personnes âgées dans la société.

 

 

En ces termes, à l’issu de ces questions, une nouvelle conception de la vieillesse partagées par les acteurs politiques se dessine.

 

 

La vision partagée de la vieillesse rejoins l’idée de l’émergence d’une vieillesse dépendante qui se développe en cette période de papy boom.

 

 

Partant de ce constat, Vincent Caradec montre que cette nouvelle politique s’accompagne de la mise en place de nombreux outils alimentant la dépendance des personnes âgées au système institutionnel d’aide à la vieillesse.

 

 

Dans ces circonstances, le système institutionnel de la vieillesse repose sur le financement de la vieillesse et sur la question de l’échelle d’action.

 

 

Ce sont de nouveaux enjeux qui nécessitent de délimiter les frontières d’élaboration des projets innovants destinés aux personnes âgées.

 

 

Dans le cadre de cette politique Vincent Caradec constate l’éclosion d’une nouvelle catégorie dit « nouveau public-cible de marketing »  appelés les séniors sujets à être attiré par ses nouvelles politiques.

 

 

En ces termes, Vincent Caradec souligne que la vieillesse et le vieillissement sont en prise avec les représentations sociales qui permettent de faire évoluer la conception de la vieillesse.

 

 

En effet, à l’issu de ces actions, la vieillesse et le vieillissement ne font plus transparaitre une image négative dite « augustinienne » marquant le retrait au monde et la méditation.

 

 

A contrario, Vincent Caradec démontre que la vieillesse correspond à l’image cicéronienne qui prône le maintien de la vie dans la société.

 

 

Ces nouvelles perspectives sociologiques de la vieillesse et du vieillissement sont dans leur contexte en adéquation avec le changement sociale de la vieillesse.

 

 

En l’espèce, la vieillesse et le vieillissement ne véhicule plus l’image de la misère sociale.

 

 

En effet, dans notre société contemporaine, une image positive de la vieillesse et du vieillissement est véhiculé dans les discours politiques, sociologiques et médiatiques et influe l’organisation du mode de vie des personnes âgées.

 

 

Premièrement, comme le signale Vincent Caradec le temps de la vieillesse et du vieillissement permet aux personnes âgées de s’occuper de soi, de vaquer à des occupations de loisirs, de valoriser son statut social ainsi que de promouvoir son épanouissement personnel.

 

 

Deuxièmement, la vieillesse le mode de vie choisie favorise l’insertion de l’individu dans la société en termes de dépendance et d’indépendance  des solidarités publiques et familiales.

 

 

Vincent Caradec remarque que cette situation concerne essentiellement les familles ouvrières qui arrivée à l’âge de la retraite sont exclus du marché du travail. Ce fait explique qu’ils sont dépendants du système institutionnel.

 

 

Ce constat nous amène à étudier le  rapport de génération qui se forme entre le groupe d’âge des retraités.

 

 

Vincent Caredec s’interroge sur les modalités de la division sociale des solidarités entre génération afin de comprendre la dépendance des personnes en prise avec les institutions.

 

 

En ces termes, Vincent Caradec opère une conceptualisation sociétale du rapport entre les  générations qui dépendent du système sociale démocrate et celle qui sont sous la dépendance du système sociale de l’Etat-Providence qui au jour d’aujourd’hui disparaît.

 

 

De ce fait, Vincent Caradec note  le développement des inégalités entre le groupe d’âges des personnes âgées qui sont confrontés aux risques de dépendances et le groupe d’âge des personnes âgées autonome.

 

 

 

L’enjeu des politiques institutionnel de la vieille se définit ainsi comme un enjeu financier que l’Etat-Providence ne peut plus respecter.

 

 

En cela, Vincent Caradec relève la nécessité de redéfinir la vieillesse par rapport à la place des personnes âgées  dans la société d’ajourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


ZOUACHE Dalila Sarha
                                     
 
 

Results about our inquiry : survey’s commentary.

 
                                  Internet and this using.
                                                                                                                     
 
 
 

Actually, we can notice that Internet is more and more present in French families. Indeed, the Thursday, November 6th 2007, we have made a survey in English class of 32 students. They have answered at our survey and we can deduce several conclusions.

In the first place it’s important to say that a majority of students have internet at home, indeed 29 persons who represent 90.6% .That’s why  we can say that Internet have a primordial place in French families. We can see also say that 96.9% of students use Google like motor of search, in that case Google is the most popular motor of search in our population studied.

To understand this observation, we have asked to students why they use internet. The most of them use it in order to make researches or to take information. Indeed 78.1% of students make theirs researches on Internet. Moreover at the question: what is your favourite type of site? 56.25% of students have answered: informative sites.

To conclude, we can suppose that students use the internet for theirs studies. Besides, a part of them use it to speak on MSN, they represent 46.8%, so we understand why 37.5% of them use chat and blog as type of site.

To finish, we can say that internet become a new mean of communication in our society. Besides 31.25% prefer communicate with internet (blog, chat, e-mail, Msn). So, this result shows us that the internet takes the place of phone for a lot of students. So, 93.75% of students have an e-mail address and use it like a mean of communication.

Then, we have asked to students if they use internet to do purchases, 53% of them have already bought something on it, against 47% who never do it. We can deduce that internet is becoming a real economic deal.

         We have asked also to students, what is their opinion about internet, 71.9% think internet is useful, 21.8%, indispensable, moreover 18.75% use it for leisure, to play games and download. In all cases internet is never negatively considered. Moreover we can add that internet touch the majority of population since 100% of them use it. So, even if they don’t have it at home, they use it in university, cyber coffee or friend’s home. Besides we can say that even though students don’t use internet at the same frequencies, 46.9% of them use it every days and 37.5% several times by week.

To conclude we can say, internet is a societal link between people and their society and this in all spheres (economic, social). It’s a phenomenon which touches every body, since it produces service, it’s funny.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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